News Sponsored

Des chercheurs primés veulent que les aînés avec des fractures de la hanche reçoivent un traitement égal partout en province

contenu subventionné

Dans une des provinces les plus rapidement vieillissantes du Canada, un groupe de chercheurs et de professionnels en santé ont reçu le titre de Chercheurs du mois de février de la FRSNB pour son travail visant à aider à mieux traiter une des problématiques les plus communes pour les aînés : les fractures de la hanche.

« La fracture de la hanche chez les personnes âgées est la plus importante cause de blessure pour plusieurs aînés. Elles mènent souvent à de longs séjours hospitaliers et à des déclins potentiels de la fonction après la fracture de la hanche », dit la Dre Pamela Jarrett, gériatre à l’Hôpital St. Joseph à Saint John, et une des chercheures qui participe au projet.

Dre Pamela Jarrett.

« Nous tentions de faire un examen complet des fractures de la hanche à travers la province, pour voir combien il y en a, comment elles se produisent et la trajectoire de soins à l’hôpital. Nous voulions aussi mieux comprendre le temps de récupération et le nombre de patients qui étaient en mesure de retourner à la maison avec leur niveau de fonction habituel. »

« Nous croyions qu’il pouvait exister certaines variations à l’échelle de la province pour ce qui est de la prestation des soins pour les fractures et nous tentons d’examiner cette question pour mieux la comprendre, dit la Dre Jarrett. Nous pouvons donc travailler vers une approche plus uniforme pour nos aînés afin de nous assurer que les meilleures pratiques sont mises en place partout dans la province. »

La Dre Jarrett et les membres de son équipe ont été nommés Étoiles montantes de la recherche du mois par la Fondation de la recherche en santé du Nouveau-Brunswick.

L’équipe est composée de professionnels de différentes juridictions et programmes de partout au Nouveau-Brunswick.

Du Réseau de santé Horizon :

  • Dre Pamela Jarrett, gériatre, Hôpital St. Joseph
  • Dr James Wagg, chirurgien orthopédique, Hôpital régional de Saint John
  • Dre Linda Yetman, coordonnatrice de la recherche pour la recherche en gériatrie, Hôpital St. Joseph
  • Dre Bryn Robinson, gestionnaire de l’engagement de la recherche, Services de recherche, Hôpital régional de Saint John

Du Réseau de santé Vitalité :

  • Dr Neil Branch, chirurgien orthopédique et directeur médical

Du Programme de traumatologie du Nouveau-Brunswick :

  • Dr Tushar Pishe, directeur médical par intérim
  • Ian Watson, directeur administratif
  • Susan Benjamin, infirmière de recherche

De l’Université du Nouveau-Brunswick :

  • Dr Chris McGibbon, professeur, Faculté de kinésiologie et Institut de génie biomédical
  • Dr Dan Crouse, associé de recherche, Département de sociologie et NB Institute for Research, Data and Training (NB-IRDT)

Dre Bryn Robinson.

« Quand la plupart des gens pensent à la recherche, ils pensent à un ou deux scientifiques qui travaillent seuls dans un laboratoire. C’est parfois le cas, mais lorsqu’on étudie quelque chose comme les fractures de la hanche, une approche multidisciplinaire est nécessaire », dit la Dre Bryn Robinson, gestionnaire de l’engagement de la recherche des Services de recherche de l’Hôpital régional de Saint John.

« La traumatologie couvre plusieurs différentes disciplines et plusieurs domaines dans l’ensemble de la vie, dit la Dre Robinson. Lorsqu’il est question d’examiner quelque chose qui peut paraitre aussi simple que les fractures de la hanche, on commence à réaliser que c’est plutôt complexe. Il y a plusieurs mains qui aident à soigner la personne. »

« Nous avions besoin d’experts de contenu, de chirurgiens orthopédiques des deux réseaux de santé, d’un gériatre dans l’équipe pour aider à nous informer. Ensuite, nous avons bien sûr les aspects de prévention des chutes chez les aînés. Que pouvons-nous faire avec cette information pour minimiser le risque à l’avenir? »

Une grande partie de la recherche est basée sur les données, avec l’aide du NB Institute for Research, Data and Training (NB-IRDT) de l’UNB. Les chercheurs examinent les différentes variables chez le patient comme l’âge, le sexe et les conditions préexistantes, comme la démence et le diabète. Ainsi, ils peuvent prédire comment tous ces facteurs influencent la durée du séjour hospitalier du patient et son état à la suite de la chirurgie.

Ian Watson.

« Ce projet utilise les données provenant de différentes sources qui ne pourraient généralement pas être liées. C’est un projet basé sur les données, dit Ian Watson, directeur administratif du Programme de traumatologie du Nouveau-Brunswick. Il s’agit de recherche quantitative qui est rendu possible uniquement grâce aux partenariats existants permettant de faire lien entre les données hospitalières et les données de l’état civil. »

L’équipe de recherche analyse actuellement les données. Une fois cette étape complétée, elle passera à la deuxième phase du projet en utilisant ses résultats pour créer un ensemble de meilleures pratiques qui guideront la façon de traiter les fractures de la hanche à travers la province.

« Nous espérons obtenir un portrait plus clair du nombre de personnes, de la trajectoire de soins et des résultats pour les aînés qui ont une fracture de la hanche dans la province. Nous espérons aussi mieux comprendre la variabilité de ces résultats à travers la province, dit la Dre Jarrett. Dans la prochaine phase, nous tenterons donc de travailler au développement de meilleures pratiques pour nous assurer que toute la population du Nouveau-Brunswick obtienne les mêmes soins, peu importe leur lieu de résidence. »

Dans un système avec autant de composantes, il s’agit d’un objectif ambitieux, mais réalisable grâce au travail d’équipe continu de tous les chercheurs et professionnels de la santé.

« Chaque membre de l’équipe reconnaît que la contribution de chacun a de la valeur pour l’équipe, dit M. Watson. Nous l’avons compris dès le départ et nous avons bâti l’équipe de manière collaborative. Nous apportons tous quelque chose d’un peu différent, mais ensemble nous sommes confiants de pouvoir mieux comprendre – et ainsi optimiser – cette composante importante des soins de santé au Nouveau-Brunswick. »

Cet article fait partie d’une série commanditée par la Fondation de la recherche en santé du Nouveau-Brunswick.

Articles précédents de la série :