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Comment un petit changement a aidé ces travailleurs de la santé du Nouveau-Brunswick à augmenter la satisfaction des patients et à réduire les visites à l’urgence

Erin Bigney.

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La satisfaction des patients est un indicateur important du succès chirurgical suivant une chirurgie de fusion des vertèbres. Les patients vivant cette chirurgie ont fréquemment dû gérer de la douleur chronique et des problèmes de santé qui ont mené à une insatisfaction et à un grand usage du système de santé afin d’améliorer leur qualité de vie. Parfois il existe des solutions simples et peu couteuses à des problèmes complexes afin d’améliorer les résultats pour les patients.

À l’Hôpital régional de Saint John, des membres de l’unité d’orthopédie, Donna Eastwood (infirmière en orthopédie), Richard Paixao (physiothérapeute), Tracy Underwood (ergothérapeute), Dr Neil Manson et Dr Edward Abraham (chirurgiens orthopédistes), ont conçu et mis en œuvre un cours de deux heures pour inclure les patients et leur famille. Un des points centraux du cours est de s’assurer que les patients et leur famille comprennent qu’ils jouent un rôle important dans leur équipe de soins de santé avant de subir une chirurgie de fusion des vertèbres.

« L’objectif du cours est d’aider les patients à comprendre à quoi s’attendre avant la chirurgie, à quoi s’attendre lorsqu’ils obtiennent leur congé, comment ils vont se sentir, et leur donner l’occasion de poser leurs questions et de rencontrer les membres de l’équipe, explique Mme Eastwood. Nous mettons beaucoup l’accent sur le fait qu’ils constituent un membre important de notre équipe de soins de santé. »

L’information préopératoire se limite souvent à une communication à sens unique composée d’une brochure générique remise au patient par le chirurgien. La recherche en santé la plus récente a mis en lumière l’importance de l’engagement des patients puisqu’ils sont une partie importante de leur équipe de soins de santé, et la création des cours interactifs multidisciplinaires a créé cette possibilité.

Les séances sont offertes aux patients de trois à six semaines avant la chirurgie. À ce jour, environ 400 patients ont participé au cours.

« Les gens arrivent en pensant que lorsqu’ils ouvriront leurs yeux, la douleur sera partie et qu’ils devraient rester au lit jusqu’à ce qu’ils se sentent mieux. Nous parlons de leurs attentes, et nous discutons des meilleures pratiques postopératoires », dit Mme Eastwood.

Tracy Underwood.

Des chercheurs du Canada East Spine Centre (CESC) à Saint John ont effectué une étude rétrospective du cours en 2018 pour examiner les avantages de participer au cours développé par l’équipe de soins de santé par rapport aux résultats 12 semaines après la chirurgie.

La recherche a permis de déterminer que ce cours à faible coût a été efficace pour gérer les attentes des patients, augmenter leur satisfaction postopératoire, réduire les maux de dos rapportés, et réduire le nombre de visites à l’urgence d’environ 50 pour cent dans les 12 semaines suivant la chirurgie.

« Nous avons déterminé que les patients qui ont assisté au cours, en comparaison à un groupe semblable qui n’y a pas assisté, ont amélioré leurs activités quotidiennes en fonction de leurs attentes lorsqu’ils sont retournés à la maison », explique Mme Eastwood.

Erin Bigney, chef de la recherche chez CESC, possède de l’expérience en psychologie, explique que la clé est la gestion des attentes.

« En leur donnant les connaissances et le pouvoir par rapport aux attentes et à la chronologie, nous créons plus de synergie entre le chirurgien, l’équipe de soins de santé et les patients. »

Elle dit que ce projet permet aux chirurgiens et aux intervenants de voir comment un si petit changement peut être important et économique.

« Le cours fait partie du mandat de travail actuel des instructeurs, et le coût est simplement pour la documentation, mais il a un impact important sur les visites à l’urgence, sur la satisfaction des patients, et sur le niveau de douleur rapporté. Je crois que ce sont ces choses, qui ont un impact direct sur les patients, qui sont les véritables réussites », dit-elle.

Le Dr Manson dit que le cours lui facilite la vie, à lui aussi.

« Au final, un patient heureux est un patient dont il est très facile de s’occuper, dit-il. Si le patient comprend ce qu’il obtient, il a plus de chances d’être satisfait avec le résultat final. »

Il dit qu’en informant simplement le patient au sujet du type de douleur au dos normale dans les semaines suivant leur chirurgie des vertèbres, ce dernier pourrait décider de simplement éviter de se présenter à l’urgence pour plutôt attendre d’appeler le bureau du chirurgien le lendemain matin.

« Ces économies de temps, de ressources et, finalement, d’argent, sont redirigées pour aider à soigner d’autres patients », dit-il.

Ce projet a été présenté lors de la 18e conférence scientifique annuelle de la Canadian Spine Society et à la 33e conférence de la North American Spine Society. L’étude a été publiée dans la revue Spine Journal en 2019.  Depuis ce temps, d’autres sites du Canada et des États-Unis visent à mettre en place un cours semblable dans leurs hôpitaux et à collaborer avec l’équipe de Saint John sur de plus gros projets de recherche pour examiner les avantages du cours.

Richard Paixao.

Le Canada East Spine Centre et ses collaborateurs de soins de santé sont dévoués à la poursuite de la recherche qui améliore les résultats pour les patients et augmente la qualité de vie des patients. L’équipe, qui compte le Dr Manson, le Dr Abraham, Donna Eastwood, Richard Paixao, Tracy Underwood, Erin Bigney, Eden Richardson et Mariah Darling, a été nommée équipe de recherche du mois d’août par la Fondation de la recherche en santé du Nouveau-Brunswick pour leur travail.

« Entre autres, cette équipe de Saint John a démontré que chaque membre de notre équipe de soins de santé désire connaître l’impact de son travail sur le résultat pour les patients. Nous désirons travailler ensemble, élaborer une idée, y travailler jusqu’à la fin », dit Mme Eastwood.

« Parfois, les gens ont la perception erronée que Saint John est une petite ville qui ne peut pas avoir un grand impact, explique Mme Bigney. La généreuse participation de nos patients dans notre recherche a permis au Nouveau-Brunswick de jouer un rôle important en matière de recherche sur la colonne au Canada. Nous sommes le troisième plus important contributeur (sur 21 sites) à la base de données du registre national du réseau Canadian Spine Outcomes and Research Network (CSORN) dirigé par la Canadian Spine Society, ce qui signifie que l’expérience de nos patients aide à informer la recherche au niveau national. Il est important de savoir que la recherche d’impact en médecine se produit ici au Nouveau-Brunswick. »